Portrait du mois de décembre

– Soizic Michelot et Anaël Assier –

auteurs du livre Comment ne pas finir comme tes parents

 Je suis heureuse de vous présenter en ce mois de décembre, Soizic Michelot et Anaël Assier qui agissent dans leur quotidien pour le bien-être des enfants et des adolescents. 

  • Bonjour Soizic et Anaël, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous?

Soizic : Jamais facile de se présenter ! La réponse officielle : je suis enseignante de méditation pour les adultes et les ados, dans le privé et en institution médico-sociale. La réponse officieuse : j’aime la nature, les arbres en particulier, la nature humaine aussi. J’essaye de comprendre les rouages de mon esprit un peu plus chaque jour, notamment par la pratique de la méditation.

Anaël : Bonjour Zen’école, et merci pour l’invitation. Que dire… J’aime les cochons d’inde, les films d’action, les bonsaïs, la fondue, mais peut-être plus encore, la sagesse qui veille au cœur des traditions chinoises et tibétaines. Très tôt, j’ai tourné mon esprit dans cette direction, et 20 ans plus tard, mon admiration n’a de cesse de croitre devant les découvertes concernant le fonctionnement de l’esprit que nos lointains ancêtres nous ont patiemment légué… Aujourd’hui encore, j’étudie et enseigne cette connaissance remontant à plusieurs milliers d’années, persuadé qu’elle peut, plus que jamais, transformer nos vies.

  • Quelle action avez-vous mis en place dans votre quotidien pour œuvrer pour le bien-être des enfants et/ou des adolescents ?

Soizic : Avec Anaël nous avons écrit un ouvrage qui s’inscrit dans la continuité des séances de méditation que nous partageons avec les ados et les jeunes adultes. L’action principale est de leur proposer de tourner le regard vers l’intérieur car après quelques années de pratique de la méditation, il nous semble que faire connaissance profondément avec le propriétaire est une clé de survie précieuse.

           Le mot bien-être me met toujours mal à l’aise quand on parle de méditation, car c’est loin d’être une pratique toujours confortable au premier abord. Avant de découvrir des ressources, on passe inévitablement par une phase de prise de conscience de sa propre confusion, de ses propres émotions et du tumulte de ses propres pensées. Le but de la méditation n’est pas forcément le bien-être mais plutôt être-bien, autrement dit en amitié, avec tout ce qui nous arrive, y compris ce qui est  inconfortable !

Anaël : Comme le disait Soizic, dernièrement, l’action majeure que nous avons mise en place est l’écriture de notre livre, synthèse de nos vingt ans de pratique. Indépendamment du pôle méditation, je travaille en musicothérapie depuis une dizaine d’années avec des enfants entre 5 et 12 ans, et dernièrement, je me suis dit que pour certains, il n’y avait pas d’autres problèmes qu’un léger manque d’attention. Fort de cette constatation, je me suis formé à la méthode dite « de la grenouille » d’Eline Snel, que je propose en petits groupes.

  • Qu’est-ce qui t’a amené à mettre en place cette action ?

Soizic : La raison est assez biographique. J’ai découvert la méditation quand j’avais 20 ans alors que j’étais très envahie par mon anxiété, mon image, le regard des autres… J’étais coupée de mon corps. Mes pensées et mes émotions partaient dans tous les sens, j’intellectualisais tout, je coupais les cheveux en quatre et encore en quatre. J’aurais pu m’engager dans la coiffure mais j’ai choisi d’apprendre à méditer. Et cela a été d’une aide considérable et l’est encore. Est né ensuite le désir de partager cette approche.

Anaël : L’envie de partager tout ce qui peut m’aider à apprécier cette vie, à élargir mon point de vue sur les situations et moi-même, à regarder et écouter sans juger, à trouver des ressources dans les moments où je me suis senti démuni, particulièrement à l’adolescence. Mon goût pour l’écriture a aussi été un moteur. Quand Soizic m’a proposé de mettre sur papier de façon ludique notre expérience, j’y ai vu tout autant un challenge qu’un cadeau…

  • Pourquoi avoir choisi ce titre d’ouvrage ?

Soizic : Ce titre est une façon de signifier que nous allons parler de quelque chose qui nous tient à cœur, la méditation, sans trop nous prendre au sérieux. C’est le premier point. L’autre idée du titre est de soulever la question des valeurs… Le monde que nous léguons aux plus jeunes laisse fortement à désirer (crises écologique, économique, éthique…). L’idée sous jacente est donc de réfléchir à ce que nous pouvons faire, chacun à notre mesure, pour ne pas aggraver la situation.

Anaël : Parce qu’il faisait rire les gens à qui on en parlait. Et parce qu’il résume bien notre état d’esprit. En gros, c’est une façon un peu lol de dire « et si on essayait autre chose ??? ». Et puis il nous fallait un titre accrocheur, car ce qu’on y propose est tout de même assez exigeant. C’est presque un défi qu’on lance au lecteur. Et le lecteur qu’on vise est précisément celui qui se trouve à un âge où il a plus envie de relever des défis que de recevoir des leçons.

  • Vous avez commencé tous les deux à pratiquer la méditation au moment de l’adolescence, que pensez-vous que cela a apporté dans votre vie ?

Soizic : Du recul, un peu plus d’humour, de clarté, de simplicité et surtout une direction : si j’oublie pas les autres, ma vie sera assurément plus cool !

Anaël : Moi, ça a tout changé… Cette pratique a profondément modifié la perception que j’ai de mon corps, de mes pensées, du monde, et de ma raison d’être au sein de celui-ci. Prenant conscience de mon existence, je crois être devenu plus conscient de celle des autres, et donc plus attentif à leurs besoins aussi.

      Par ailleurs, adolescent, je fumais pour « entendre » et « composer » de la musique. Mais la drogue altère les sens et fais perdre la mémoire. Un jour, je me suis dit : il doit bien être possible d’expérimenter le son de cette façon sans substance… Le beau ne doit pas être l’apanage des psychotropes… Et voilà.

         Quand j’y repense, une des raisons principales qui m’a amené à la méditation, c’est la recherche de la beauté.

  • Pouvez-vous partager avec nous un moment particulier qui vous a marqué avec les enfants et/ou les adolescents ?

Soizic : C’est systématique, le moment qui me touche à coup sûr est celui où les ados (et les adultes aussi d’ailleurs) arrêtent de jouer au super héros et dévoilent un peu de leurs vulnérabilités. À partir de là, les ressources ne sont pas loin et tout est beaucoup plus détendu et plus drôle aussi.

Anaël : Quand t’as un petit groupe de gosses qui sont en posture, sans désir de perfection, le visage traduisant une véritable intériorisation, ouais, c’est touchant… Et pour l’instructeur, c’est reposant aussi ! 😉

  • Y a-t-il une citation, un livre, une personne qui vous a inspiré et que vous voudriez partager avec nous ?

Soizic : Il y en a beaucoup ! Il y a quelques années j’aurais sans doute donné des noms de gens très cultivés ou très sages… Mais aujourd’hui ce sont les gens que je croise au quotidien qui m’inspirent. Mes proches ou moins proches quand ils retournent les situations galères pour en faire des opportunités, mon conjoint car il est très patient (notamment avec moi !), mes enfants pour la fraicheur de leur regard, toutes les personnes avec qui je partage la méditation car je suis toujours touchée par leur richesse et mon chat parce qu’il est super détendu.

Anaël : Là, tout de suite, je pense aux travailleurs sociaux. Dans la grande guerre contre l’ignorance, le repli et la peur, ils sont en première ligne… Mais tout occupés qu’ils sont à œuvrer, malheureusement, on ne les entend pas trop.

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Pour plus d’informations sur Soizic, vous pouvez vous rendre sur les sites mbsr-paris.fr et enfance-et-attention.org ainsi que la retrouver sur sa page facebook Soizic Michelot – MBSR Paris

Pour plus d’informations sur Anaël, vous pouvez vous rendre sur le site  meditation-grenoble.fr ainsi que le retrouver sur sa page facebook méditation, gloire et beauté

Merci à vous, Soizic et Anaël !

 

Portrait du mois d’octobre

Gilles Diederichs, musicothérapeute, sophrologue et auteur de nombreux ouvrages

Comme tous les mois, une personne agissant dans son quotidien pour le bien-être des enfants se présente et nous en dit un peu plus sur son action. Je suis heureuse de vous présenter en ce mois d’octobre, Gilles Diederichs

  • Bonjour Gilles, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Je suis Musicothérapeute de formation, et Sophrologue. Je me suis peu à peu spécialisé dans la relaxation et la méditation. C’est naturellement en recevant les parents stressés que sont venus les enfants, souvent victime du stress des parents. Aujourd’hui les enfants sont eux-mêmes débordés par leur propre environnement qui les confronte à des situations qu’ils ne sont pas en âge de gérer.

  • Quelle action as-tu mise en place dans ton quotidien pour œuvrer pour le bien-être des enfants ?

Je suis beaucoup appelé dans les écoles pour apprendre aux enfants à respirer « consciemment », c’est-à-dire à comprendre que le cycle respiratoire est un formidable outil pour agir sur ses humeurs, faire du préventif, et du curatif. Pareil pour la méditation enfantine, simplement se poser, faire le silence, se réapproprier son corps, ses ressentis, savoir apaiser le mental, se concentrer… Tout cela aide aussi au développement de la tolérance, de la vie en groupe, de l’échange…

  • Qu’est-ce qui t’a amené à mettre en place cette action ?

La demande des professionnels de l’enfance d’abord : PMI, crèches, maternelles, collèges… J’ai d’abord formé ce personnel, et très vite ensuite je me suis tourné vers les enfants qui représentent le monde d’aujourd’hui et de demain. Le yoga ou le massage cela fait 20 ans que je l’apprends aux enfants, et pourtant à l’époque beaucoup voyaient cela comme une fantaisie. Alors que toutes ces approches sont simples et efficaces pour accompagner l’enfant tout au long de sa croissance…maintenant c’est la norme !

  • Concrètement, comment mets-tu en œuvre cette action ?

Je réponds aux différentes sollicitations, stages, formations, consultations. Je suis aussi  passé par les éditeurs, les enfants adorent écouter, lire ou partager une lecture. Livre et CD sont des possibilités directes de proposer des méthodes de développement personnel pour les enfants. Le conte a toujours été un exemple parfait de Sophrologie, les comptines idéales pour la motricité et la relaxation…

  • Quelle est l’activité que tu préfères partager avec les enfants ?

La Musicothérapie active : chaque enfant crée sa musique avec des instruments très simples que nous fabriquons ensemble. Ils se dynamisent, s’apaisent, s’évadent à travers leurs expressions musicales personnelles. En plus on peut s’amuser  à utiliser des matériaux de récupération pour fabriquer des instruments !

  • Peux-tu partager avec nous un moment particulier qui t’a marqué avec les enfants ?

En Suisse j’ai commencé les premières méditations avec des bols de cristal, rien que par l’écoute du son qui tournait dans la salle (on frotte avec un bâton les bords du bol) les enfants rentraient immédiatement dans le silence. Ensuite ils ont tous dessinés des paysages extrêmement dépouillés et colorés, sans parler, leur mental était clair, les émotions en harmonie…

  • Qu’est-ce que ton action apporte aux enfants d’après toi ?

Simplement le rappel qu’ils ont tout en eux pour bien vivre avec eux-mêmes et le monde qui les entoure. Il faut simplement créer cet espace-temps ou ils se reconnectent à leur potentiel d’ajustement, les guider pour les aider à l’ utiliser d’une manière rationnelle, et puis les laisser libre d’expérimenter comme ils l’entendent.

  • Y a-t-il une citation, un livre, une personne qui t’a inspiré et que tu voudrais partager avec nous ?

Le seul livre dont on ouvre la première page et qui ne s’arrête jamais est celui de la nature…c’est comme ça que je progresse, chapitre après chapitre, saison après saison…

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Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site de Gilles Diederichs: www.lescouleursmusicales.com

Merci Gilles!

Portrait du mois de juillet

Valérie Marchand et les ateliers de pleine conscience pour enfants

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Comme tous les mois, une personne agissant dans son quotidien pour le bien-être des enfants se présente et nous en dit un peu plus sur son action. Je suis heureuse de vous présenter en ce mois de juillet, Valérie.

Pour l’anecdote, Valérie est la première personne qui m’a parlé de la mise en pratique de la pleine conscience auprès des enfants. Elle m’a beaucoup inspiré et je lui en suis profondément reconnaissante.

  • Bonjour Valérie, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Bonjour, j’ai 39 ans, je suis la maman de Raphaël qui a 7 ans et j’exerce la profession de pharmacienne. Je suis aussi artiste-peintre depuis toujours (c’était mon outil de pleine conscience à moi avant même que je ne connaisse ce terme et cette pratique)

Depuis longtemps je me passionne pour tout ce qui touche à la philosophie, la spiritualité, le développement personnel. Mon premier contact avec la méditation date de 2004 et je n’ai plus jamais arrêté… j’ai suivi une formation en pleine conscience à Lille chez Symbiofi avec le Dr Servant.

  • Quelle action as-tu mise en place dans ton quotidien pour œuvrer pour le bien-être des enfants ?

Tout d’abord je pratique moi-même dès que possible, même par petites touches dans mes journées de travail. Je pratique régulièrement avec Raphaël. Et, une fois par semaine, j’anime un atelier d’une heure avec les enfants.

  • Qu’est-ce qui t’a amené à mettre en place cette action ?

Rien n’existait en Meurthe et Moselle.

  • Concrètement, comment mets-tu en œuvre cette action ?

Après un temps de défoulement, j’amène les enfants, par des exercices et des jeux ludiques, à prendre consciences de leurs sensations corporelles et à les utiliser pour être attentif au moment présent afin d’accueillir et de mieux vivre les émotions. Cela peut être de goûter des aliments les yeux bandés, marcher pieds nus sur différentes matières, découvrir des objets mystères dans un sac opaque, apprendre à utiliser la respiration, écouter un son jusqu’à ce qu’il disparaisse, etc.

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  • Quelle est l’activité que tu préfères partager avec les enfants ?

La dégustation les yeux bandés ou comment apprendre à savourer ! C’est ce qui leur plait le plus et du coup à moi aussi !

  • Peux-tu partager avec nous un moment particulier qui t’a marqué avec les enfants ?

Ils marchaient avec un galet sur la tête, un garçon a fait tomber son galet et m’a dit :

« Je sens toujours mon galet alors qu’il n’est plus sur ma tête ! Mais alors, nos sens peuvent nous aider, mais ils peuvent aussi nous tromper ! Donc c’est pas parce qu’on sent quelque chose que ça existe, mais aussi, Valérie, c’est pas parce qu’on ne sent pas quelque chose que ça n’existe pas … comme les trucs invisibles pour nos yeux genre les microbes ou les ondes, on les voit pas mais ça existe !»

J’ai trouvé cette réflexion profonde et tellement vraie, j’étais surtout tellement surprise de l’entendre d’un enfant de 8 ans alors que moi j’avais mis des années à le comprendre en tant qu’adulte !

  • Qu’est-ce que ton action apporte aux enfants d’après toi ?

Apprécier des choses simples et apprendre à se connaitre, apprendre à voir et conserver des outils qu’ils connaissent déjà et qu’ils risquent de perdre en grandissant dans cette société où l’on apprend faire plusieurs choses en même temps, à manger, en regardant la télé par exemple 😉

  • Y a-t-il une citation, un livre, une personne qui t’a inspiré et que tu voudrais partager avec nous ?

Oui, la Première fois que j’ai vu Le cercle des poètes disparus, au cinéma, j’ai été marqué par « carpe diem » comme beaucoup de gens je pense, mais 20 ans plus tard mon outil d’évolution et de transmission est le « moment présent » ! Cela ne fait que me confirmer qu’il n’y a pas de hasard !

Merci Valérie!

Vous pouvez la contacter à l’adresse suivante: steibelvalerie@gmail.com ou sur facebook (pseudo: Valérie Marchand)

Portrait du mois de juin

Yasmine Kaplun et les cours de méditation pour enfants

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Comme tous les mois, une personne agissant dans son quotidien pour le bien-être des enfants se présente et nous en dit un peu plus sur son action. Je suis heureuse de vous présenter en ce mois de mai, Yasmine Kaplun.

  • Bonjour Yasmine, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Bonjour, j’ai eu la chance de vivre six ans en Inde, à Pune tout près du centre international de méditation Osho d’une part, et d’être membre actif de l’institut bouddhiste Karmapa de Valderoure (dans le Var) d’autre part. Ces deux enseignements suivis, mêlés l’un à l’autre, sont pour moi complémentaires et je m’en inspire chaque jour pour avancer plus sereinement dans la vie et amener les enfants à connaître déjà les outils qui peuvent leur servir aujourd’hui et demain dans leur vie d’adulte pour une vie plus épanouie.

  • Quelle action as-tu mise en place dans ton quotidien pour œuvrer pour le bien-être des enfants ?

Amener les enfants à découvrir les techniques et méthodes du calme mental dans leur vie, leurs bienfaits et pourquoi il est nécessaire de poser l’esprit aussi souvent que possible. Mettre des outils pratiques à leur disposition ainsi que des affirmations positives pour s’aimer soi-même lorsqu’ils ont eu une journée difficile, se sont disputés avec leur frère ou leur sœur ou ont dû faire face à des punitions ou réprobations de leurs parents ou de la maitresse.

  • Qu’est-ce qui t’a amené à mettre en place cette action ?

J’ai moi-même une fille de 8 ans (adoptée en Inde) et, dès ses 3 ans, je lui ai appris la méditation et je l’ai moi-même pratiquée lorsqu’elle me mettait hors de moi. J’ai pu voir à quel point elle y était réceptive et même demandait à ce que l’on médite ensemble si je l’avais grondée pour une bêtise qu’elle avait faite.

  • Concrètement, comment mets-tu en œuvre cette action ?

Je propose des cours de méditation enfants, il y a des exercices de respiration, des exercices de méditation actifs puis soudain au son du gong tout le monde doit s’arrêter, s’asseoir en tailleur, fermer les yeux et méditer en silence. Les enfants jouent le jeu et sont vraiment prêt à essayer.

  • Quelle est l’activité que tu préfères partager avec les enfants ?

La créativité et la méditation, mais aussi le travail de groupe pour aider par exemple un enfant qui a plus de mal à rester concentré. Les autres enfants sont prêts à le soutenir et faire des exercices pour aider leur camarade qui, au début, ne semble pas trouver cet espace de silence en lui.

  • Peux-tu partager avec nous un moment particulier qui t’a marqué avec les enfants ?

Une enfant avait du mal à garder les yeux fermés et les ouvrait immédiatement pour voir ce qui se passait autour d’elle. J’ai alors proposé de la mettre au centre et avec tous les autres enfants nous avons tourné autour d’elle en murmurant son prénom avec bienveillance et amour afin qu’elle se sente en sécurité, en confiance. Peu à peu, elle a fermé les yeux pour méditer.

  • Qu’est-ce que ton action apporte aux enfants d’après toi ?

Il me semble que les enfants sont plus détendus et qu’ils repartent avec des outils à utiliser à la maison, le soir avant de s’endormir ou en cas de stress. Souvent j’ai entendu de leurs parents ensuite qu’ils avaient refait certains exercices à la maison pour mieux s’endormir par exemple.

  • Y a-t-il une citation, un livre, une personne qui t’a inspiré et que tu voudrais partager avec nous ?

Il y en a tant, peut-être celle-ci :

« « The quality of your life is decided not by what kind of cloths you wear, what kind of car you drive or what kind of home you live in, but by how peaceful and joyful you are within yourself » Sadhguru. »

La qualité de votre vie ne se juge pas selon le genre d’habits que vous portez, par le genre de voiture que vous conduisez, par le genre de maison que vous habitez, mais cela se mesure selon la joie et la paix que vous avez à l’intérieur de vous.

Pour plus d’informations, vous pouvez retrouver Yasmine sur son site: http://www.meditbliss.com/

Merci Yasmine!

Portrait du mois de mai

Clarisse Gardet et les ateliers de méditation pour enfants

meditation enfants hdComme tous les mois, une personne agissant dans son quotidien pour le bien-être des enfants se présente et nous en dit un peu plus sur son action. Je suis heureuse de vous présenter en ce mois de mai, Clarisse Gardet.

  • Bonjour Clarisse, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

        Dès l’enfance, et grâce à mes parents, j’ai été sensibilisée à l’univers de la méditation et du yoga. J’ai obtenu mon diplôme de sophrologue au sein de l’EDHES (école des hautes études sophrologiques).

        En poursuivant mon chemin personnel, j’ai rencontré l’École occidentale de méditation (dont le fondateur est Fabrice Midal), où je suis désormais enseignante, tout en poursuivant mes activités en entreprise et en privé pour les enfants, les adolescents et les adultes.

  • Quelle action as-tu mise en place dans ton quotidien pour œuvrer pour le bien-être des enfants ?

         J’ai travaillé à la manière d’adapter aux enfants et aux adolescents ce qui fait l’originalité de la façon dont la méditation est transmise dans l’École occidentale de méditation : laïque et sans dogmatisme, avec une place capitale accordée à la bienveillance, éclairée par des enseignements qui ne soient pas une banque d’informations mais une confirmation et un éclairage de l’expérience.

  • Qu’est-ce qui t’a amenée à mettre en place cette action ?

        Tout autour de moi, que ce soit dans mon domaine professionnel, amical ou professionnel, je rencontre sans cesse des parents démunis devant l’agitation de leurs enfants, les pressions et les enjeux auxquels ceux-ci sont confrontés, le malaise qui peut en découler dans leur vie scolaire et familiale. J’ai toujours été convaincue que la pratique de la méditation peut constituer une piste pour envisager ces tensions sous un jour nouveau.

  • Concrètement, comment mets-tu en œuvre cette action ?

De plusieurs façons :

J’anime des ateliers de méditation dédiés aux enfants, au cours desquels ils peuvent s’initier à la pratique, éprouver les vertus du silence, de la respiration et de la bienveillance. C’est un bonheur sans cesse renouvelé d’observer leurs découvertes et les bienfaits qu’ils en tirent.

J’ai aussi écrit un livre Méditer avec les enfants pour faire partager mon expérience et guider pas à pas les adultes (parents, famille, enseignants) qui souhaitent pratiquer avec les enfants.

Enfin, lors de conférences ou de séances de travail dans des écoles, collèges ou lycées, je peux expliquer les bienfaits de la méditation pour les enfants, qui permet une phase de « respiration » au milieu de leurs multiples activités. La méditation est un moment privilégié au cours duquel ils vont pouvoir se poser, sans enjeu, sans compétition, sans rien à gagner. Une pause salutaire pour rafraîchir sa capacité d’attention notamment.

  • Quelle est l’activité que tu préfères partager avec les enfants ?

         Les activités autour des émotions sont toujours des moments très enrichissants. Les émotions sont très présentes dans le quotidien des enfants : chagrin, colère, peur, jalousie, etc. Mais bien souvent ils fuient l’inconfort qu’elles suscitent et leur vocabulaire pour exprimer leur expérience est très réduit.

        C’est un travail passionnant de leur faire découvrir les nuances que recèle chaque émotion et de chercher les mots pour les exprimer avec précision, pour finir par découvrir que l’antidote existe !

  • Peux-tu partager avec nous un moment particulier qui t’a marqué avec les enfants ?

       Ce qui me vient spontanément, ce sont des « mots d’enfants » qui m’ont marquée, tant ils sont justes et témoignent à la fois d’une compréhension profonde de la pratique et de son effet salutaire.

« L’exercice, on ne peut pas le réussir, on ne peut pas le rater. On n’est pas obligés de bien faire les choses. La méditation, même si on croit qu’on n’y arrive pas parce qu’on bouge, c’est pas grave. » Emma, 11 ans

« Toute la tristesse, toute la colère qu’on a en nous, elles baissent. Tout ce qu’on déteste ou qui nous fait de la peine, c’est comme si ça s’évaporait et il y a plein de joie qui apaise. » Simon, 7 ans

  • Qu’est-ce que ton action apporte aux enfants d’après toi ?

           La méditation n’est pas une méthode avec des objectifs de progression qui rendrait miraculeusement les enfants sereins, calmes et sans problème de comportement. En revanche, elle leur permet d’observer les agitations et les émotions qui les traversent, qu’elles soient joyeuses ou tristes. D’observer ces troubles, leur impact sur la respiration, la présence physique, l’état mental. De profiter de l’apaisement créé par ce temps délivré des pressions extérieures (souvent générées par les adultes, comme l’obsession de la réussite scolaire entre autres).

  • Y a-t-il une citation, un livre, une personne qui t’a inspirée et que tu voudrais partager avec nous ?

Il y en a beaucoup ! Impossible de tous les citer.

          On m’a offert il y a peu de temps le Petit traité de l’abandon sous-titré Pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se propose (éditions du Seuil). Ce livre est très inspirant. L’auteur, Alexandre Jollien, montre un chemin pour traverser dignement les difficultés. Chacun de ses livres donne de grandes leçons de vie.

        Et même si c’est un grand classique, maintes fois cité, il ne faut pas oublier de faire découvrir aux enfants (et redécouvrir avec eux !) Le petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Je le lis régulièrement. C’est chaque fois neuf, surprenant. Et tellement en phase avec la méditation !

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site de Clarisse Gardet: https://clarissegardet.fr/

Nous vous invitons également à visiter le site d’une photographe très talentueuse, Virginie Devaux, qui fait de très belles photos d’enfants.

Merci Clarisse !

Clarisse Gardet mail

Portrait du mois d’avril

Maryline Jury et les ateliers de pleine conscience et d’entraînement à l’attention

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Comme tous les mois, une personne agissant dans son quotidien pour le bien-être des enfants se présente et nous en dit un peu plus sur son action. Je suis heureuse de vous présenter en ce mois d’avril, Maryline Jury.

  • Bonjour Maryline, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Bonjour, je m’appelle Maryline Jury, j’ai 36 ans et je suis maman de 2 enfants nés en 2008 et en 2010.

J’ai créé il y a 2 ans la structure Ateliers Ressources qui propose des ateliers de pleine conscience et d’entrainement à l’attention aux enfants et aux adolescents. Je propose également des formations aux enseignants qui souhaitent découvrir ces pratiques et les intégrer dans leur pédagogie.

  • Quelle action as-tu mise en place dans ton quotidien pour œuvrer pour le bien-être des enfants ?

Aujourd’hui, je consacre mon temps à l’animation d’ateliers dans un cadre privé (en petits groupes) et dans des établissements scolaires (en groupe classe, en présence de l’enseignant).

J’accompagne les équipes pédagogiques qui souhaitent monter des projets pour aider leurs élèves à développer leurs capacités d’attention et de concentration, mieux vivre avec leurs émotions, et cultiver la bienveillance envers eux-mêmes et envers les autres.

J’anime également des conférences-ateliers à destination des parents et éducateurs, en partenariat avec des associations de parents d’élèves, et des municipalités.

  • Qu’est-ce qui t’a amené à mettre en place cette action ?

J’ai passé dix ans à exercer le métier d’architecte-urbaniste, et j’ai particulièrement apprécié de participer à des projets de restructuration de quartiers difficiles, en créant notamment des espaces publics plus attractifs, et susceptibles de faciliter la rencontre et le lien social.

Au cours de ma première grossesse en 2008, j’ai vécu une joie immense accompagnée d’un très fort sentiment de responsabilité. C’est à ce moment-là que j’ai renoué avec la pratique de la pleine conscience que j’avais découverte adolescente. Je me suis également nourrie d’un grand nombre d’ouvrages sur le thème de la parentalité consciente et bienveillante.

J’ai eu la chance de rencontrer un pédiatre passionné par la théorie de l’attachement qui m’a transmis avec beaucoup de pédagogie les bases de la construction psychique du petit d’Homme, et je me suis rendue compte de l’importance fondamentale des liens précoces qu’entretient le nourrisson avec son environnement.

J’ai participé, en parallèle de mon travail d’architecte, à sensibiliser les parents, et les professionnels de la petite enfance, à la nécessité de cultiver la bienveillance envers les enfants pour qu’ils puissent se développer de manière optimale.

Pendant cette période, j’ai pu constater que pour beaucoup d’entre nous, il ne va pas de soi d’être bienveillant envers soi-même (nous nous fixons souvent des objectifs de perfection inatteignables) et envers les autres (nous leurs fixons également des objectifs de perfection inatteignables).

Il nous arrive souvent d’être prisonniers de schémas de pensées (le plus souvent construits dans l’enfance) qui nous coupent de la réalité telle qu’elle est « Les choses devraient se passer différemment », « je devrai me comporter de telle façon, je ne suis pas assez bon, les autres ne sont pas assez bons».

Cela crée en nous de nombreuses tensions qui nuisent à notre équilibre et aux relations que nous entretenons avec notre entourage.

Après la naissance de mon deuxième enfant, le besoin de consacrer une plus grande partie de mon temps à ces questions est devenu central. Comme il était fondamental pour moi de continuer à être présente auprès de ma famille, j’ai sérieusement envisagé de changer de voie professionnelle.

Je cherchai un moyen d’aider les parents et les enfants à mieux vivre ensemble.

J’ai découvert le livre d’Eline Snel « Calme et attentif comme une Grenouille », et je me suis formée dans son Académie pour partager la pratique de la méditation de pleine conscience avec les enfants et les adolescents.

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  • Concrètement, comment mets-tu en œuvre cette action ?

Je prends beaucoup de plaisir à animer des ateliers en petits groupes, les enfants sont curieux, coopèrent et sont très contents de mieux comprendre leur propre fonctionnement et de pouvoir s’exprimer sur ce qu’ils ressentent.

J’ai eu envie de partager ces moments avec des enseignants pour sensibiliser un plus grand nombre d’enfants en intervenant dans les classes. Le programme prévoit qu’en plus des 8 séances d’une heure réparties sur 8 semaines, l’enseignant anime lui-même des séances de 10 minutes les autres jours. Les enfants ont vraiment la chance de suivre un entrainement continu et la classe entière (enseignant et élèves) de profiter des bénéfices de cette pratique.

Lorsque j’ai commencé à proposer les ateliers aux établissements scolaires, j’ai ressenti de l’intérêt mais aussi beaucoup de peurs (peur des suspicions de dérives sectaires, peur de la réaction des parents…) et j’ai essuyé de nombreux refus.

Lorsqu’un établissement privé réputé m’a fait confiance, je me suis demandé jusqu’au jour de ma première intervention, si la Directrice n’allait pas se raviser !

Aujourd’hui, je continue d’intervenir dans des établissements privés qui choisissent d’investir pour le bien-être de leurs élèves.

Pour ce qui est des écoles publiques, des financements via les municipalités et les associations de parents d’élèves rendent possible mon intervention.

J’ai récemment eu la visite d’un conseiller pédagogique au cours d’une séance, qui m’a confirmé l’adéquation entre la méthode utilisée dans les ateliers et les nouveaux programmes.

Cette année, la Région Rhône-Alpes a financé le projet « Mieux se concentrer, se détendre et vivre ensemble » que nous avons mis en place avec des enseignants pour plusieurs classes au lycée lyonnais Saint Exupéry situé à la Croix Rousse.

  • Quelle est l’activité que tu préfères partager avec les enfants ?

J’aime beaucoup les séances sur les émotions. Certains enfants pensent qu’il n’est pas normal de ressentir telle ou telle émotion (colère, peur, tristesse…) et se sentent inadéquat à cause de cela.

C’est flagrant par exemple chez les petits garçons qui à la question « Avez-vous peur parfois? » répondent souvent qu’ils n’ont peur de rien… jusqu’à ce que je m’exprime sur une de mes peurs (par exemple, « j’ai peur quand je suis dans le noir et que j’entends un bruit bizarre. »)

Petit à petit, nous prenons conscience tous ensemble que les émotions font partie de l’expérience de tous les êtres humains, on ressent un certain soulagement dans la pièce, on sort du jugement pour entrer dans la compréhension. On n’est pas obligé de faire quelque chose de son émotion, certaines réactions sont d’ailleurs interdites (oui la colère nous invite à frapper, mais non, nous n’en avons pas le droit) mais il est important de reconnaitre et d’accepter son émotion pour trouver une solution et retrouver sa tranquillité d’esprit.

bienveillance

  • Peux-tu partager avec nous un moment particulier qui t’a marqué avec les enfants ?

Très récemment, un enfant est intervenu pour partager avec sa classe le plaisir qu’il a à être en silence quelques minutes en début de séance. « A la cantine, il y a du bruit, dans la cour, il y a du bruit, et là on était ensemble et il y avait du silence, ça m’a fait du bien. »

A la fin du programme, je demande aux enfants de me faire part s’ils le souhaitent de ce qu’ils ont vécu durant les 8 séances. La plupart d’entre eux apprécient les séances sur la bienveillance, sont heureux de s’être découvert des qualités et de savoir que les autres leur reconnaissent des qualités également.

  • Qu’est-ce que ton action apporte aux enfants d’après toi ?

Dans les ateliers de pleine conscience et d’entrainement à l’attention, on ne peut pas faire de fautes, tout ce qui est vécu est bien, ce qui compte est d’être le plus attentif possible. Il n’y a rien à « faire » et pas de compétition. Ces temps sont rares dans la vie de nos enfants. Je suis convaincue qu’ils sont fondateurs et qu’il est essentiel de se connecter à son intériorité pour devenir un adulte épanoui et un citoyen responsable.

  • Y a-t-il une citation, un livre, une personne qui t’a inspiré et que tu voudrais partager avec nous ?

De nombreux ouvrages m’inspirent et m’aide à garder la motivation dans les moments difficiles.

Dans le désordre, je citerai « Il n’y a pas de parents parfaits » d’Isabelle Filliozat, « Calme et attentif comme une grenouille » d’Eline Snel et « A chaque jour ses prodiges » de Jon et Myla Kabat Zinn.

Quelques citations m’accompagnent au quotidien :

« La manière dont nous parlons à nos enfants devient leur petite voix intérieure. » Peggy O’Mara.

« On fait mieux quand on se sent mieux » Jane Nelsen.

Pour conclure deux films m’ont récemment donné beaucoup d’énergie, je ne saurai que trop vous les recommander :

« En quête de Sens » de Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste, et « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Maryline Jury portraits-2Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site de Maryline Jury et d’Ateliers Ressources www.ateliers-ressources.com, pensez à consulter la rubrique « blog » alimentée régulièrement. Vous pouvez également rejoindre la communauté « Ressources Partagées » sur Facebook.

Merci Maryline!

Portrait du mois de mars

Aline Gilbert et l’enseignement Montessori

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Comme tous les mois, une personne agissant dans son quotidien pour le bien-être des enfants se présente et nous en dit un peu plus sur son action. Je suis heureuse de vous présenter en ce mois de mars, Aline Gilbert.

• Bonjour Aline, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?
Bonjour, je suis enseignante en moyenne section en maternelle à Bourges et maître formatrice. Mais la qualification professionnelle dont je suis la plus reconnaissante, celle qui guide le plus ma vie auprès des petits enfants est celle d’éducatrice Montessori.

• Quelle action as-tu mise en place dans ton quotidien pour œuvrer pour le bien-être des enfants ?
Je me suis formée à la pédagogie Montessori pour les enfants de 3 à 6 ans, à une époque où cette approche était encore peu connue en France, il y a 13 ans.
Depuis 6 ans, je travaille à nouveau en maternelle, après 9 ans en élémentaire. J’ai acheté du matériel Montessori d’abord pour mes jeunes enfants, puis pour ma classe.
Qu’est-ce qui t’a amené à mettre en place cette action ?
Je ne me retrouvais plus dans ce métier d’enseignante qui, à l’époque, favorisait peu l’auto-éducation. Lorsque j’étais enseignante aux Etats-Unis, j’ai fait de merveilleuses rencontres qui m’ont « naturellement » guidées vers la pédagogie du développement du potentiel humain proposée par Maria Montessori. Le fait que l’enfant puisse construire lui-même son humanité, ses connaissances, ses savoir- faire, accompagné par un adulte bienveillant et non intrusif dans ses apprentissages.

• Concrètement, comment mets-tu en œuvre cette action ?
Je tente d’aménager ma classe, afin qu’elle devienne, tant pour les enfants que pour les adultes qui y travaillent, enseignants, ATSEM et stagiaires, un lieu de vie agréable, ordonné, esthétique et chaleureux.
Je permets aux enfants de travailler en autonomie sur d’assez longues plages horaires, durant lesquelles je présente des matériels de manière individuelle ou à un très petit groupe d’enfants, j’observe ce qui se passe, je photographie. A d’autres moments, j’offre la possibilité aux enfants de travailler collectivement ou en petits groupes sur des projets artistiques, à pratiquer des jeux collectifs. Il y a également de courtes séances de méditation journalières.

• Quelle est l’activité que tu préfères partager avec les enfants ?
Je n’ai pas d’activité préférée, ce que j’adore c’est être surprise chaque jour. En activité Montessori, c’est l’enfant qui est son propre guide : chaque jour, je ne sais pas ce qui va se passer dans la journée. Le soir, quand je me refais le petit film de la journée, je suis souvent émerveillée des observations ou des progrès d’enfants auxquels je ne m’attendais pas.

Peux-tu partager avec nous un moment particulier qui t’a marqué avec les enfants ?
Je suis toujours fascinée de voir le visage d’un enfant quand il se rend compte qu’il commence à lire, c’est hyper touchant !
Je suis aussi super impressionnée par les petits enfants qui entrent seuls en méditation, quand ils en éprouvent le besoin. Cela est encore si naturel chez eux, on a beaucoup à apprendre d’eux, nous les grands adultes !

• Qu’est-ce que ton action apporte aux enfants d’après toi ?
J’ai la sensation que pour la plupart d’entre eux, ils sont contents de venir à l’école. Pour ma part, je suis très heureuse de partager ces moments avec eux !

Y a-t-il une citation, un livre, une personne qui t’a inspiré et que tu voudrais partager avec nous ?
J’essaie de garder en présence cette phrase de Maria Montessori, comme garde-fou :     « Toute aide inutile est une entrave au développement de l’enfant. »

Vous pouvez retrouver Aline sur son blog http://petitpetitmontessori.blogspot.fr qui, même s’il n’est plus vraiment alimenté, retrace un peu son parcours d’enseignante et de maman depuis pas mal d’années.

photoAline2Merci Aline!